© 2019 by Luisina Rosas.

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LA MORT D'UN CERF VOLANT

By Clara Prezzavento and Luisina Rosas

LA MORT D’UN CERF-VOLANT est une pièce de cirque, de roue allemande plus précisément. Les artistes, deux filles, y évoluent en suivant un cycle, toujours le même, qui évolue à chaque reprise : celui du deuil. Choc, déni, colère, tristesse, résignation, acceptation, reconstruction. Leurs corps parlent de ce deuil, deuil de quelqu’un, deuil de l´enfance, deuil des convictions, deuil des batailles perdues, deuil du désespoir ; ils bougent, et disent toutes ces choses pour lesquelles nous n’avons simplement pas de mots.


Elles traversent ces cycles, toujours en alternance - elles partagent la charge. Elle se crispe, l’autre écoute. Elle se sent coupable et lutte, l’autre est là, protectrice, prête à la soutenir. Elle traverse des phases d’abandon total, où l’autre prend en charge, puis la secoue, lui sort la tête de la brume, la remet sur pied ; elles repartent… Là où elles se retrouvent, c’est dans le jeu. Elles jouent, pour oublier un peu, ou plutôt pour garder l’esprit sain, et parfois le disque s’enlise et elles continuent à jouer,
obstinément.

Cette pièce parle du courage de garder les yeux ouverts quand ce qu’on voit est insupportable. Leur but est de se garder mutuellement réveillée, de ne pas laisser l’autre s’endormir, ni se laisser aller, ni se voiler la face. Elles ont la volonté de s’ouvrir, d’effacer toutes les frontières. Une expérience humaine, en soi, aussi simple que complexe : des choses tristes qui font rire, des choses drôles qui font pleurer. C’est cette expérience qu’elles font, finalement, ensemble.